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Nouvelle année, nouvelle lecture. Après Tolstoï, j'ai décidé d'aller "voir" Marcel Proust et de me plonger dans sa "Recherche du temps perdu".
"Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire: "je m'endors." Et, une demi-heure après, la pensée qu'il était temps de chercher le sommeil m'éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n'avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire,..."
Je crois que je suis parti pour un bon moment et un bon bout de temps de lecture.
...et cela me fend le coeur.
Cela est soit du à l'entérotoxémie soit à une occlusion.
Le 21 octobre 2005, j'avais parlé de Nestor le chinchilla avec sa masse sous la machoire. Et bien, Nestor est revenu aujourd'hui, la masse avait percé et un abcès bien dégueux et puant s'est vidé. C'était donc probablement un abcès dentaire. Ce qui est curieux, c'est qu'il ait mis plus de deux mois pour se percer.
Normalement, un bon nettoyage "iodé" de cet abcès devrait améliorer les choses.
Ce soir Jacky le lama va mieux. Ouf! J'y suis retourné, il mange boit, rumine et crache. L'antispasmodique a fait de l'effet. Une consoeur me dit que cela peut être une entérotoxémie. Je lui injecte un AINS (anti inflammatoire non stéroidien), à nouveau de la pyridone, une pénicilline retard, et un vermifuge à large spectre car ce lama n'a jamais été vermifugé. J'espère que cela va aller, à priori c'est en bonne voie. Je ne le saurai que lundi, car je pars 3 jours. J'aurais aimé être là dans les prochains jours, mais Jacky sera de toute façon entre de bonnes mains, car j'ai laissé les coordonnées de cette consoeur spécialiste des ruminants "pas communs". C'est ce qu'on appelle assurer la continuité des soins.
Joyeux Noël.
Il est 11H00 ce matin et je suis appelé par un cirque pour aller voir un lama malade. Ce n'est pas fréquent et je n'ai jamais vu de lama de ma vie. J'accepte d'aller le voir car je pense que mes confrères locaux sont comme moi. Coup de fil rapide à un confrère qui s'occupe de lamas. Je rassemble dans ma tête mes quelques souvenirs des pathologies des ruminants, je me dis que si j'avais le téléphone de Hugues, je l'appelerais à la rescousse. Et je pars au cirque (je n'ai pas mis les pieds dans un cirque depuis au moins 35 ans...). Et voici Jacky le lama.
Je suis accueilli très gentillement et donc je vais examiner le lama. Le lama ne mange pas, ne bouge pas, ne rumine pas, ne crache plus, ne fait plus ses crottes.
L'examen clinique minutieux que je fais me montre qu'il n'y a plus de transit digestif. De plus il semble avoir fort mal au ventre. Suspicion d'arrêt du transit par changement d'alimentation, ou occlusion intestinale (les lamas mangent tout et n'importe quoi). Injection d'un spasmolytique puissant et j'irai le revoir ce soir. Sinon il faudra voir un spécialiste et peut être l'opérer.
Ce ne sont certainement pas ses dents trop longues qui sont responsables (car elles sont comme cela depuis 1 an).

En attendant, je retourne à mon cabinet fleurant bon le bouc et le lama réunis...Au moins cela change... Et je suis content car en partant, après mon injection le lama a recommencé à ruminer un peu... C'est pas gagné mais on verra ce soir.
Avant propos: Ce qui suit n'est pas de la fiction mais une information réelle. Merci à l'AFP. Et pourtant, lorsqu'on fait un cadeau à son chien que ce soit un petit biscuit ou un jouet en plastique cela lui fera autant plaisir. Pourquoi dépenser plus? pour soi bien sûr. Mais avec 2.600.000.000 USD on pourrait en sauver des espèces animales en danger... 
Encore un truc d’américain ! Voici que l’Afp nous apprend ce matin qu’aux USA, les étatuniens propriétaires d’animaux de compagnie (63% de la population) vont dépenser à peu prêt 2,6 milliards de dollars pour les cadeaux de noël de leurs compagnons. « Outre les traditionnels jouets, vêtements et autres accessoires traditionnels, les propriétaires, de préférence fortunés, de chiens et chats américains devraient opter cette année pour les cadeaux électroniques du dernier cri.En tête, le téléphone portable pour chien "PetsCell" imaginé par une petite société de Scottsdale dans l'Arizona (sud-ouest), PetsMobility, destiné en priorité aux maîtres angoissés à l'idée de perdre leur "meilleur ami". Le PetsCell, sorte de talkie-walkie, se porte au collier et permet de "parler à votre chien ou de le retrouver, grâce au système GPS intégré, dans le cas où il se serait perdu", explique Terry Willis, directeur des créations chez PetsMobility ».
Votre chien pourra aboyer quelques sons à votre intention à travers ce « portable » et s’il se perd et que quelqu’un le trouve, il pourra appeler son maître.
« Ce mobile "unique", selon ses concepteurs, résiste à l'eau et aux chocs, n'excède pas la taille et le poids d'un téléphone portable pour le genre humain et sera commercialisé au printemps 2006 en Amérique du Nord et dans "un avenir non encore précisé en Europe", précise M. Willis ». Ce Monsieur Willis ajoute : « Nous avons plein de demandes de célébrités qui veulent être les premières à l'acquérir pour leur chien préféré ». Le PetsCell coûtera entre 300 et 350 dollars. L'abonnement, lui, se chiffrera entre 12 et 15 dollars par mois.
Quelle chance ! Donc nous aurons le tatouage, la puce électronique et enfin le téléphone portable canin. Grâce à tout cela on ne devrait plus perdre son chien ! et pour le chat on invente quoi ?
Autre chose que je trouve moins inintéressant, non en tant que cadeau mais en tant qu'instrument : l’"Intelligent Automatic Pet Dish". C’est un distributeur automatique de nourriture et d'eau qui s'ouvre aux heures pré-programmées, accompagné de 20 secondes de message pré-enregistré pour appeler l’animal à manger.
Voilà, c'est quand même un peu gonflé de dépenser autant pour des bétises. Et encore, je ne vous ai pas parlé des CD enregistrés avec des chants de Noël type "Jongle bells" spécial chiens... Mais bon nous sommes tous prisonniers de la société de consommation et tous nous achetons parfois ou souvent inutile.

Depuis 15 à 20 ans, les vétérinaires ont développé une activité de service aux clients en vendant des aliments pour les animaux. Au départ, il s'agissait d'aliments dit diététiques pour les animaux atteints de pathologies aigues ou chroniques comme les insuffisances rénales, hépatiques, cardiaques, certaines maladies intestinales ou pancréatiques... Aujourd'hui les vétérinaires ont développé cette activité de vente d'aliments en vendant des aliments pour animaux "sains". Cela est fort utile aux animaux car ce sont des aliments de haute gamme qui réduisent les risques de certaines pathologies, et cela rend service. Alors vétérinaire ou/et épicier? Vétérinaire, répondrai-je car le métier a évolué. Pas toujours dans le sens que l'on voudrait, mais il faut s'adapter!
Je ne sais pas pourquoi, mais mon précédent post disparaît et re-apparaît de façon anarchique! Est-ce le serveur qui veut m'adresser un message? En tout cas je n'ai rien fait pour.
Quoiqu'il en soit, j'ai décidé de poursuivre encore l'aventure bloguesque. Donc un an de plus de chirurgies, d'animaux, de voyages....
Le 29 décembre 2005, Vétoblog aura 1 an. Mon projet initial était de montrer pendant un an une photographie par jour liée à mon métier, mais j'ai abandonné cette idée car j'ai pensé que ce serait rébarbatif! Donc j'ai réfléchi avec mon pote Christophe, blogueur né, et décidé de faire un blog.
Pendant cette année, j’ai parlé de mon métier, avec ses joies, ses espérances, ses échecs, ses accidents... J’ai voulu montrer ce qu’était le métier de vétérinaire « canin » avec ses avantages et ses inconvénients. J’en ai profité pour parler de ma vie, ce que j’aime faire, lire...
Ai-je atteint mon but ? En un an, ai-je montré suffisamment de ce métier pour ne pas devenir ensuite rébarbatif ?
Je n’ai pas la réponse, mais je me pose la question.
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